Meilleur Réponse!
En principe, quelqu'un qui écrit essaie d'abord d'adresser son manuscrit à un éditeur... D'ailleurs, plutôt à plusieurs, qu'il aura ciblés par rapport au thème de son récit. Il ne sert à rien, par exemple, d'adresser un texte de roman policier, à n'importe quelle maison qui ne publie pas ce genre... A l'auteur, donc, de faire une recherche précise sur les éditeurs qui seraient en mesure de publier son récit. Il faut savoir que de plus en plus de personnes se mettent à écrire, et que de ce fait un éditeur reçoit de 100 à 500 manuscrits par mois, quand ce n'est pas davantage... A ce compte-là, inutile de se faire des illusions, tous les manuscrits ne peuvent être lus... Et l'auteur qui n'est pas déjà connu par ailleurs (journaliste, comédien, etc.) ou qui n'est pas recommandé par quelqu'un d'important, n'aura que peu de chance qu'on retienne son manuscrit. Les réponses négatives sont donc le lot de la plupart des auteurs débutants...
Les plus impatients, ou encore ceux qui pensent qu'ils n'y arriveront jamais, vont donc avoir recours à d'autres procédés. Qui sont soit l'auto-édition, soit l'édition à compte d'auteur, soit encore l'édition chez un éditeur numérique.
Contrairement à l'édition chez un éditeur numérique, les deux autres procédés vont coûter de l'argent à l'auteur.
L'auto-édition consiste à faire soi-même toutes les démarches pour la publication de son ouvrage : dépôt de son titre à la SGDL, (Société des Gens de Lettres) demande d'un numéro ISBN, (obligatoire sur la couverture de chaque ouvrage) recherche d'un imprimeur et remise à celui-ci de son manuscrit revu et corrigé, déclaration aux impôts, démarchage auprès des libraires (qui en principe ne sont pas preneurs : ils ont déjà trop de livres !)... Tout ceci avec un coût relativement élevé, car chez l'imprimeur, plus l'auteur aura commandé de livres et plus le prix sera intéressant ; et de toute manière, il ne pourra pas décemment en commander moins de 100 au départ.
L'édition à compte d'auteur est un procédé plus simple, puisqu'il délivre l'auteur de tous les problèmes ci-dessus. C'est l'éditeur qui prend tout à sa charge pour un coût souvent égal ou à peine plus élevé que l'auto-édition.
Quant à l'édition numérique, ou l'édition en ligne, c'est une formule qui convient bien pour un premier roman. Aucun coût si l'auteur le désire, il peut acheter seulement un exemplaire de son livre et s'en servir pour faire sa promotion auprès de sa famille, ses amis et ses relations... Parce qu'au tout début, l'auteur est surtout content de voir son texte se concrétiser en livre. Ensuite, bien sûr, il devient plus exigeant au cours des ans...
Quant à monter sa propre maison d'édition, bien sûr, pourquoi pas. Mais quand on sait combien les petites maisons déjà bien en place ont de mal à tenir le coup, on se pose bien des questions. Parce que c'est tout de même un certain investissement, et si l'auteur perd tout au final...

Justine Mérieau



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